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Dans un dialogue entre peinture classique et expressionisme contemporain, Benjamin Carbonne s’appuie sur l’étude plastique de l’Homme et peint sans compromis l’histoire de ses personnages. Chacune de ses peintures porte en elle un héritage qu’il s’attache à révéler dans les visages, les corps, la chair. Ne rendant compte avec précision que d’un détail – un bras, un buste, un regard - qui porterait en lui les traces de ce qui l’a construit.

Ses recherches sur la relation entre peinture, dessin et photographie l’ont mené vers l’étude de la condition humaine. Son travail sur le visage et ses différentes expressions, sa topographie, ses origines sont comme une interprétation d’un contexte de vie, d’un univers, d’un paysage. Celui sur le corps humain, dans son anatomie, ses transformations, son mouvement, son animalité surprend le corps dans l’instant d’une course ou dans un moment de son existence et, par la seule représentation permet d’entrevoir une vie dans son ensemble. Chaque œuvre marque un état de transition ; immobile ou en marche, le corps évolue sur l’axe du temps.

Son travail sur le corps et l’humain l’amène souvent à sortir de son atelier ou des galeries pour confronter sa peinture à des contextes de création qui bousculent les formats, les gestes, l’acte même de peindre dans un cadre d’échange avec d’autres artistes (peintre, sculpteurs, graffeurs, musiciens, poètes...) et régulièrement avec son frère Stéphane.